Dans l’euphorie de la libération d’Ingrid Bétancourt, il fallait bien que notre grand vizir fasse un coup médiatique.
Nous avons donc eu droit à la proposition de droit d’asile proposé aux membres des FARC qui abandonneront le combat terroriste.
Dans le même temps, Fillon signe l’arrêt d’extradition de Marina Petrella vers l’Italie bafouant, ainsi, la parole de la France à la manière de Pétain et Laval.
D’un côté, on accueille des terroristes encore en activité qui enlèvent, torturent et font du trafic de drogue et, de l’autre, on trahit des ceux qui ont abandonné leur combat depuis plus de 20 ans.
Pourquoi Mitterand avait-il proposé l’asile politique à ceux-ci ?
Tout simplement parce que la justice n’a pas été équitable en Italie. Les membres des brigades rouges qui ont été condamnés l’ont été, pour la plupart, sans preuves et suite aux témoignages de repentis ( tu balances tes ex-copains et on t’amnistie. Bonjour la sincérité ! ) alors que les membres de groupes d’extrême droite qui ont commis des attentats meurtriers ont bénéficié de la mansuétude de la justice et sont, pour nombre d’entre eux, sur le devant de la scène politique.
Pour avoir une idée de ce qui s’est passé en Italie, il faut lire l’excellent livre de Fred Vargas « La vérité sur Cesare Battisti » => http://livres.fluctuat.net/fred-vargas/livres/la-verite-sur-cesare-battisti-bis/2109-chronique-la-verite-sur-cesare-battisti-fred-vargas.html