Madame, monsieur,
bien que vous soyez cons, pardon, non-comprenants (j'ai du mal à m'habituer à la novlangue), je pense qu'avec un peu d'effort, vous arriverez à me comprendre.
Le 25 octobre, à Angers, à l'occasion de la visite de Christiane Taubira, vous avez mis en première ligne votre fille de 10 ans environ, qui agitait une banane en hurlant, à l'adresse de la ministre qui n'a pas la bonne couleur : "La guenon, mange ta banane".
Eu égard à votre bêtise crasse, je n'insisterai pas sur le caractère obscène de votre prestation familiale mais sur la contradiction de celle-ci avec vos soi-disant principes.
Les drapeaux derrière votre fille prouve que vous êtes des partisans de "la manif pour tous" et, donc, que vous en approuvez les slogans et vous y conformez.
Or, à ma grande surprise, je remarque qu'une de vos pancartes affiche la phrase suivante: "Nos enfants ne sont pas des cobayes". Soit vous ne connaissez pas le sens du mot "cobaye", soit vous ne connaissez pas le sens du mot "enfant". Si ce n'est pas le cas, cela signifie que vous n'êtes pas de votre avis ce qui, encore une fois, si besoin est, prouve que vous êtes vraiment cons.
Ensuite, comme tous ces gens de bien qui manifestent pour refuser un droit aux autres, vous devez être de bons chrétiens, confession, communion, messe tous les dimanches et tutti quanti.
Michel Audiard disait : "Faut pas parler aux cons, ça les instruit". Mais moi, je ne peux pas m'en empêcher et je me vois obligé de vous rappeler que votre gourou, le barbu palestinien ( un brave gars au demeurant ) créateur de votre secte, avait comme mot d'ordre, entre autres : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même". Je me vois contraint de préciser qu'il n'avait pas ajouté :"Sauf si c'est un nègre, un bougnoule, un moricaud, un pédé, un bronzé, un rastaquouère" ou tout autre individu non-conforme à l'idée que vous vous faites de l'humanité.
D'autre part, encore sur une de vos affiches, au dessus du slogan "né d'un père et d'une mère", on peut voir une photo du Mahatma Gandhi qui était loin du blanc de référence que vous affectionnez.
Je pourrais continuer à l'infini tant votre connerie est insondable mais, j'ai des choses plus importantes à faire que m'occuper de 2 abrutis de votre calibre.
J'en terminerai donc en souhaitant que votre fille ait un éclair de lucidité et ne devienne pas la petite conne que vous vous apprêtez à façonner et, surtout, à vous balancer à la figure une des saillies du mal blanchi Aimé Césaire :
"Le nègre vous emmerde".