Il est curieux de constater que, suivant le point de vue auquel on se place,
les règles ne sont pas les mêmes.
La semaine dernière, un cadre de France télécom s'est
immolé par le feu devant son entreprise.
Apparemment, tous les signes qui pouvaient laisser présager
une fin aussi terrible étaient là mais, curieusement, personne
ne s'en est soucié.
Le président, Stéphane Richard, n'a pas eu la délicatesse de
Didier Lombard qui demandait "qu'on arrête la mode
des suicides" mais, il a fait une déclaration passée inaperçue
qui vaut aussi son pesant de cynisme.
Après avoir déclaré qu'il restait "plus que jamais engagé
et déterminé pour rebâtir une entreprise avec un véritable
lien social", il a poursuivi: "On ne peut pas changer cette entreprise comme ça en quelques mois"
Cette remarque semble frappée au coin du bon sens; c'est oublier qu'après la
privatisation, il n'a, justement, fallu que quelque mois pour transformer le service
public en caricature de société ultralibérale dans laquelle il fallait devenir un "winner" aux dents acérées ou être éliminé.
Il semble donc qu'il soit plus simple de devenir salaud que de redevenir sympa