L'exemple vient de haut. Notre hyperprésident fait intervenir la direction
centrale du renseignement intérieur ( les barbouzes ) pour régler ses
histoires de cornecul.
Chacun, en France, ayant un soupçon de pouvoir dans un service public doit penser qu'il est en droit de l'utiliser à des fins personnelles.
Voici une histoire dont personne n'a parlé au niveau national car il semble que ce soit de plus en plus banal.
Le 26 mars dernier, à 10h, une dispute a lieu devant un lycée de Marseille, une élève est insultée par 3 autres. Manque de chance,la "victime" est la fille d'une commandante de police de la ville voisine; elle prévient môman.
Une demi heure après, 12 flics arrivent au lycée et exigent qu'on leur amène les 3 "délinquants".
Ceux-ci sont placés en garde à vue, menottés, fouillés, on prend leurs empreintes, des photos et un prélèvement ADN. Ils seront relâchés à 18h.
Pour cette intervention minable, il n'y avait ni flagrant délit, ni plainte, ni commission rogatoire, ni demande du proviseur. De plus, le lycée ne se trouve pas dans le périmètre d'intervention du commissariat.
Mais, quelle importance, puisque nous glissons, tout doucement vers l'ancien
régime et chacun peut s'arroger des droits s'il a un peu de pouvoir.