Je n'ai jamais eu de goût particulier pour Dominique Baudis que j'ai toujours trouvé mou et falot, ce qui ne signifie pas qu'il n'était pas respectable. C'était, en effet, un homme politique de conviction, honnête et peu enclin au dénigrement des autres.
Sa mort, en revanche, m'interpelle. On se souvient des accusations portées contre lui dans le cadre de l'affaire Alègre en 2003, du manque de soutien de son "ami" Douste-Blazy et de son intervention au journal de 20h de TF1.
Il semble, d'après les milieux médicaux, qu'on créée, soi même, son cancer et il ne serait pas absurde de penser que ce cancer qui a emporté Baudis ait son origine dans cette affaire sordide.
Comment imaginer les conséquences que peuvent entrainer, dans une vie, des accusations de pédophilie, viol, meurtre et actes de barbaries ?
Ce qui est encore plus scandaleux dans l'histoire c'est que les journalistes qui ont "sorti" l'affaire n'aient jamais été sanctionnés et qu'ils exercent toujours. Pour vous rafraichir la mémoire, je vous rappelle que les accusations étaient portées, entre autres, par le fameux travesti Jamel qui prétendait être le fils caché de Michaël Jackson et avoir été violé par Nicolas Sarkozy.
(A ce propos, je vous recommande le livre de Marie-France Etchegoin et Matthieu Aron: "Le bûcher de Toulouse").
Calomnions, calomnions, il en restera toujours quelque chose. Cette maxime attribuée à Beaumarchais m'est revenue en mémoire quand, deux de mes proches, adolescents au moment des faits, m'ont dit que, dans leurs souvenirs, Baudis était coupable.
Ça fait froid dans le dos.