Une histoire banale.
Une jeune marocaine s'enfuit de son pays car son père veut la marier contre son gré.
Elle se réfugie en France chez son frère, s'intègre, et suit des études. Malheureusement, ce frère, violent, la bat. Elle va porter plainte au commissariat mais, le préposé qui sait hiérarchiser les priorités, s'apercevant qu'elle est en situation irrégulière, prévient la préfecture et, elle est expulsée vers le Maroc dès le lendemain en toute illégalité d'ailleurs car elle avait déposé un recours.
Elle sera, d'autre part, poursuivie là bas pour avoir "fui son pays".
Dans le même temps, le parlement débat d'une loi protégeant plus efficacement les femmes battues et réprimant plus sévèrement les auteurs de violences.
Une loi plus protectrice d'un côté et un message clair aux profiteurs de tous poils : " Vous pouvez faire ce que vous voulez à une femme en situation irrégulière, elle ne risque pas de porter plainte".
Cette histoire lamentable est à rapprocher d'une citation de Sarkozy pendant la campagne des présidentielles:
"A chaque femme martyrisée dans le monde, je veux que la France offre sa protection, en lui donnant la possibilité de devenir française".
Mais, comme disait son mentor Charles Pasqua: "Les promesses électorales n'engagent que ceux qui y croient"