Oui mes bons amis, une honte. Je suis d'accord avec l'armada des seconds couteaux de l'UMP; comment peut-on mettre en examen un ancien président de la république dont la probité, l'honnêteté et la droiture sont proverbiales ?
Et puis, il ne faut pas oublier que la droite est propriétaire du pouvoir de droit divin. C'est pratiquement un coup d'état des nervis de gauche qui a permis au dictateur sanguinaire Hollande de prendre le pouvoir. Maryse Joissains, la subtile mairesse d'Aix en Provence, avait, d'ailleurs, demandé au conseil constitutionnel d'invalider l'élection de l'illégitime.
Il ne suffit pas à cette gauche au couteau entre les dents d'avoir infligé une défaite au grand petit homme, il faut qu'elle le traine dans la boue comme s'il était un justiciable comme les autres.
On n'a pas encore atteint le point Godwin mais on y est presque.
Les intellectuels de l'UMP pensent donc que cette mise en examen est politique. On les comprend; depuis des années, ils instrumentalisent la justice, donnent des ordres directs au parquet, organisent des diners chez le procureur avec des amis à eux impliqués dans des affaires judiciaires, j'en passe et des plus nauséabondes. Ils croient donc que ça continue.
Outre le fait que le télescopage avec l'affaire Cahuzac est fortuit puisque Sarkozy était convoqué depuis longtemps, la mise en cause de l'intégrité du juge Gentil est parfaitement ridicule pour tous ceux qui suivent les affaires instruites par celui-ci depuis des années.
Ce qui est plus évident mais dont ils ne parleront pas c'est le fait que l'affaire Cahuzac est, elle, éminemment politique.
Je n'ai aucun penchant pour M Cahuzac; socialiste de pacotille, propriétaire de 3 cliniques chirurgicales qu'il a transformées en cliniques de chirurgie esthétique par ce que ça rapporte plus, entre autres. Je crois, d'autre part, que l'enquête de Médiapart est tout à fait sincère.
En revanche, le procureur François Molins qui a statué, au final, sur l'ouverture d'une enquête, n'est pas blanc-bleu. Les arguments sont minces pour expliquer cette décision mais, Molins est l'ancien directeur de cabinet d'Alliot-Marie nommé procureur de Paris à la grande consternation des syndicats de magistrats. Ce grand démocrate a donc trouvé, ici, son assurance de garder son poste.
Eu égards à ses accointances politiques, il était sur un siège éjectable. Après l'affaire Cahuzac, si on le vire, chacun y verra une sanction politique. Bien joué mon François.
C'est l'histoire de l'arroseur arrosé; une affaire soi-disant politique peut en cacher une autre.
Les journalistes ne vous l'ont pas dit ? Vous auriez été abusés à l'insu de votre plein gré ?