On peut toujours compter sur l'Europe pour faire ce qui est nécessaire, quand c'est nécessaire.
Les peuples arabes se soulèvent pour virer les dictateurs dont nous avons léché les bottes pendant des décennies par-ce qu'ils étaient un rempart contre le fondamentalisme religieux. Car, bien sûr, la démocratie n'a pas le même sens pour nous et pour ces gens là; c'est évident.
Et maintenant, nos dirigeants ayant, enfin, senti le vent de l'histoire, qu'elle est leur première préoccupation ?
Réparer nos anciennes erreurs, aider ces peuples à bâtir des démocraties dignes de ce nom, leur permettre de s'en sortir économiquement ?
Pas du tout. Le souci majeur de l'Europe, c'est mettre un frein à l'afflux d'immigrés qui est en train de se mettre en place.
Dans le même temps, la Tunisie ouvre sa frontière à tous ceux qui fuient le Libye.
Quel est celui qui doit donner des leçons à l'autre ?